Les deux compagnons sont repartis vers le village. L'heure de leur récompense est proche.
Après une marche dans un nuage de poussière parsemé de cailloux, de pierres et de rochers... Ils arrivèrent sales à la maisonnette de la paysanne. Enfin ce qu'il en reste. Un caillou de deux tonnes a réduit la demeure en plusieurs tas de bois dispersés dans un rayon de 100 mètres. Les cadavres de la paysanne et de son amant gisent au milieu des décombres.
- Ah, ben merde. Et nos 9 pièces d'or ? Déclare amèrement Basara, Kujata lui répond sur un ton banal :
- Pas grave, on va vendre le pendentif au bijoutier du coin, on lui en demandera 9 pièces d'or.
- T'as toujours une solution. T'es génial mec.
- Tu es pas mal non plus. Mais je préfère les femmes. Désolé.
- Ah ! Ah ! Ah... Euh... Bon, Il est où ce bijoutier ?
- J'ai cru en voir un près de la place du village.
Après une minute de marche, nos deux personnages assistent à un spectacle des plus amusants. Dans le village, en plus des nombreux décombres causés par les chutes de pierres, on peut voir des aventuriers se battre entre eux. Rappelez-vous, ceux du début de l'histoire. Ils n'ont pas l'air d'avoir réussit à s'entendre à propos de la mission du bourgmestre. Peut-être à cause du partage des 10000 pièces d'or ?
La bijouterie étant ouverte et intacte, nos énergumènes décident d'y rentrer sans tenir compte de la dizaine d'aventuriers qui s'entretuent autour d'eux. Dans la boutique, Kujata doit parler assez fort au bijoutier, les hurlements et le vacarme des armes recouvrant la discussion.
- Excuse-moi ! Nous avons un article à te proposer et nous souhaiterons 9 pièces d'or en échange.
- SVP. Précise Basara
- Faites-moi voir ce bijou, messieurs. Leur répond le marchand, en frétillant ses doigts.
Les yeux du marchand s'écarquillent puis en faisant semblant de réfléchir, il déclare :
Mmm... 9 pièces d'or, vous dites ? Bien, c'est d'accord. Voilà vos pièces messieurs.
- Merci à toi ! Répondent en coeur nos deux marchandeurs de treizième classe.
Sorti de l'échoppe, dehors, ils doivent enjamber des décombres ainsi que les corps de plusieurs aventuriers fraîchement tués. Mettant les 9 pièces dans leur bourse commune, Basara déclare avec une grande joie :
- Et 9 de plus ! Ce qui nous fait, en tout, un milliard de pièces d'or, tout rond ! On est trop fort !
- Je te l'avais déjà dit ! Tiens ? Les bruits se sont arrêtés ? Ils se sont mis d'accord ?
- Halte là vous deux ! Quatre aventuriers, couverts de sang qui ne leur est pas légitime, encerclent nos amis. C'est une manie ici ! Basara se tourne vers Kujata et après un petit pouffement dit :
- Peut-être pas si d'accord que ça.
- Que voulez-vous, aventuriers ? demande Kujata.
- Si vous voulez vraiment les 10 000 pièces d'or, il va falloir nous battre ! hurle un jeune chauve à toge blanche en pointant son bâton devant Kujata.
- Quelles 10 000 pièces d'or ? Demande Basara en se grattant la tête.
- Je crois qu'il parle de la quête du bourgmestre. baille Kujata.
- Exact, ceux qui y arriveront, seront riches et sauveront le monde de sa destruction ! La voix provient d'un jeune homme roux avec une cape noire, ses deux dagues pointés vers nos deux gaillards. Kujata regarde un instant le ciel puis les questionne :
- Pardon ? En quoi ça sauve le monde ?
- Heu... Ben, si on découvre que l'armée des ténèbres veut envahir le monde, et que l'on prévient le seigneur, on pourra alors se préparer à la guerre en réunissant les armées des 17 royaumes et ainsi vaincre l'armée des ténèbres. rétorque le dégarni. Mais Kujata lui répond en haussant les épaules :
- Pourquoi le royaume des ténèbres voudrait-il détruire le monde ? Il veut juste étendre son territoire comme le font souvent tous les autres royaumes, non ?
- Mais son armée tuera, pillera, violera tout sur son passage ! Hurle le rouquin, Kujata réplique au tac o tac :
- Comme toutes les armées, non ? Je me souviens encore des "expéditions punitives" envers leurs voisins, des gentils 17 royaumes...
- Heu... Peut-être mais là ce sera chez nous. balbutie la personne à la capillarité contrariée.
- Ah ben voilà ! Je comprends mieux votre inquiétude égocentrique. conclut Kujata.
Après quelques secondes, Basara brise le silence :
- On s'en fout. On a sauvé le monde au moins 100 fois déjà.
- C'est vrai que ça lasse au bout d'un temps. Précise Kujata.
- Mais vous mentez ! Le monde n'a jamais été menacé de destruction aussi souvent ! Braillent les quatre jeunes aventuriers.
- Mais si. La preuve. Kujata s'éclaircit la voie. Hûm. Hum. Il se tourne alors vers Basara et hurle d'une voie malsaine : Si tu ne dégage pas de mon chemin tout de suite, je vais détruire le monde !
Basara se pousse alors d'un mètre, laissant le chemin libre devant Kujata. Et voilà, par cette action, mon compagnon vient de sauver le monde.
Silence. Les 4 aventureuses personnes se regardent et s'inquiètent de l'état de santé mentale des nos deux fous. L'un d'eux finit par ouvrir la bouche.
- Nous allons vous laisser... Nous avons une quête à accomplir. Bye Bye !
Alors que les quatre nouveaux arrivant commencent à partir, Basara sollicite alors Kujata :
- On fait quoi nous ?
- Aucune idée.
- Bon ok, finalement on accepte la quête.
- T'es sûr ?
- Ben, si on fait que rester là, à ne rien faire, on va s'ennuyer !
- "La peur de s'ennuyer peut changer le destin des hommes". D'accord. Hé ! Les quatre bonhommes !
- Comment ça les 4 bonhommes ? Il y a une femme parmi nous voyez-vous : moi ! Répond la jeune femme tout de métal vêtue, en harmonie avec ses cheveux de bleu teintés.
Sans tenir compte de sa présence Kujata leur demande :
- Où doit-on aller pour prendre cette quête ?
- On s'en occupe, c'est trop tard ! Riposte-elle.
Basara fait enfin attention à la femelle, et ils se rétorquent mutuellement :
- Mais non.
- Mais si.
- Mais non.
- Si !
Finalement Kujata se met entre les deux et dit complaisamment :
- Je pense que l'on va devoir négocier.
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