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L'Alchimie |
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L'alchimie est une discipline ayant pour but de lier des propriétés magiques à des objets. Elle permet par exemple la création d'épées enchantées ou encore de potions de soins.
Comme toutes les disciplines magiques, son usage est strictement interdit par l'Empire. Or, il se trouve que de nombreux chimistes parmi les plus renommés se heurtent à un dillemme lorsque leurs recherches en arrivent à démontrer l'existence de la magie. Certains d'entre eux décident d'explorer ce nouveau domaine et deviennent alchimistes.
Ce cas de figure reste cependant relativement rare car les énergies magiques sont extrêmement difficiles à maîtriser si elles ne sont pas étudiées dès le plus jeune âge. C'est pourquoi les alchimistes sont le plus souvent des mages ayant entrepris l'étude de la chimie afin de se rendre capables d'enchanter des objets.
I. L'alchimie, une discipline aux multiples facettes
a) Une forme de magie
Le but premier de l'alchimie est de lier un sort à un objet de façon temporaire ou permanente. L'objet ainsi enchanté acquiert les propriétés du sort "enchanteur" ainsi que d'autres propriétés variables qui apparaissent lors du processus d'enchantement et qui dépendent à la fois du sort de départ, de l'objet à enchanter et de l'alchimiste.
Les compétences d'alchimiste seules ne permettent pas de lancer de sorts mais permettent de lier les effets d'un sort quelconque à un objet et de contrôler les effets secondaires apparaissant lors du processus d'enchantement.
L'alchimie peut se passer totalement de magie en utilisant certaines plantes ou ingrédients aux propriétés magiques intrinsèques et en les appliquant directement sur l'objet sans jamais lancer de sort.
b) Une science
Pour enchanter correctement un objet, l'alchimiste ne doit pas seulement savoir comment insuffler l'énergie du sort "enchanteur" à l'objet, il doit aussi connaître les propriétés physiques de l'objet à enchanter (ou "réceptacle").
Prenons l'exemple d'un alchimiste possédant une épée (le réceptacle) qu'il souhaite enchanter d'un sort de foudre pour en faire une "épée de foudre". Pour ce faire, il devra savoir lancer le sort de foudre et l'insuffler dans l'épée. Cela ne sera pas possible s'il ne connaît pas de manière trés précise l'alliage qui compose l'épée, les propriétés physiques de cette alliage, voire même le comportement à l'échelle atomique de cet alliage soumis à un sort de foudre. Évidemment, ces connaissances s'obtiennent après de longs tâtonnements et échecs successifs ou l'instinct de l'alchimiste est aussi important que ses connaissances. L'alchimiste est en quelque sorte un artisan de la magie qui doit connaître son matériau (le réceptacle) aussi bien sinon mieux que son outil : le sort.
Un exemple plus simple : le même alchimiste souhaite enchanter un verre de bière pour en faire une potion de soin. Outre un sort de soin, il devra connaître en détail ce qu'est la bière au niveau chimique (afin d'éviter un rejet du sort ou des effets secondaires indésirables) et la façon dont elle agit sur l'organisme humain. Le même sort de soin lancé sur un verre d'eau pourra créer une potion très différente.
Toutes ces connaissances s'obtiennent par l'expérience et l'étude des réactions chimiques et magiques entre différents matériaux et éléments.
c) Un art
Les alchimistes ne sont pas pour autant des encyclopédies vivantes. Le plus souvent, plutôt que d'une étude des propriétés chimiques des différents matériaux et éléments, leur apprentissage se constitue de suites d'expérimentations et d'observation des résultats. Chaque tentative d'enchantement d'un objet crée un résultat, parfois insignifiant ou nul, parfois bien plus inattendu. L'alchimiste, après avoir testé de nombreux sorts sur de nombreux matériaux différents, finira par avoir une idée globale des sorts les plus efficaces sur chaque type de matériau.
À la manière d'un artiste, il façonnera ainsi divers objets selon son idée, les améliorant à chaque nouvelle tentative en utilisant des sorts plus adaptés.
Ce n'est pas le cas de tous les alchimistes mais certains des plus renommés n'ont aucune connaissance en chimie, se fiant uniquement à leur instinct
dans leur choix des sorts et de leur réceptacle.
D'autres facteurs entrent également en compte lors du processus d'enchantement tels que la sensibilité de l'alchimiste ou des paramètres extérieurs (si l'alchimiste est nerveux, triste ou enjoué, son état d'esprit peut influer sur les propriétés de l'objet fini). Comme en peinture, il n'y a jamais deux oeuvres alchimiques totalement semblables.
II. Comment enchanter un objet grâce à l'alchimie
a) Choix du réceptacle et du sort
La première étape pour enchanter un objet est le choix de l'objet lui-même, le réceptacle. L'alchimiste doit connaître sur le bout des doigts les propriétés du réceptacle et la façon dont il risque de réagir au sort qu'il veut lui insuffler.
Certains objets sont très "faciles"
à enchanter, d'autres sont réfractaires à la magie. Il en va de même pour les sources de magie (les sorts warp, par exemple, sont notoirement difficiles à lier à un réceptacle tandis que ceux de l'école élémentaire y sont propices). De plus, chaque objet peut avoir une réaction différente face à un sort donné.
Pour parler simplement, enchanter un caillou avec un sort de feu pour en faire un caillou de feu sera simple, enchanter un verre de bière avec un sort de soin pour en faire une potion de soin sera modérément difficile tandis qu'enchanter une voiture avec un sort de téléportation pour en faire une voiture de téléportation sera quasiment impossible, sinon totalement.
b) Lier le sort au réceptacle
C'est lors de cette phase que tout le talent de l'alchimiste est mis à contribution. Afin de réussir la "transmutation", c'est-à-dire de donner des propriétés magiques au réceptacle, il ne va pas falloir seulement lancer le sort enchanteur sur le réceptacle. L'alchimiste va devoir, en utilisant tout son savoir et son talent, insuffler l'énergie magique du sort au sein même de l'objet et les "lier".
Si cette opération est un succès (cela peut demander beaucoup de temps et d'efforts), le réceptacle et le sort "échangeront" leurs propriétés et si tout se passe bien, l'énergie magique du sort ne quittera pas l'objet.
Voici un exemple concret : Trickster est un apprenti alchimiste. Il possède une voiture qu'il souhaite lier à un sort de feu afin qu'elle "pète le feu".
– 1er cas : Trickster lance simplement le sort de boule de feu sur sa voiture : sa voiture brûle. Échec.
– 2eme cas : Trickster utilise ses compétences d'alchimiste pour lier le sort de feu au réceptacle : il obtient une voiture dont la carrosserie brûle en permanence. C'est un demi-échec, le sort a bien été lié mais le résultat n'est pas celui escompté.
– 3eme cas : Trickster décide de ne lier que le moteur et plus précisément la chambre de combustion de son véhicule au sort : lorsqu'il démarre la voiture, celle-ci explose de par la trop grande puissance du sort. Échec.
– 4eme cas : Trickster lie le sort de boule de feu à la chambre de combustion et parvient à obtenir la transmutation, les propriétés physiques du réceptacle et du sort s'échangent et "fusionnent" : désormais sa voiture pourra battre tous les records de vitesse et ne sera jamais à court de carburant. C'est une réussite.
Bilan : Il aura fallu à Trickster quatre voitures pour parvenir à ses fins et l'utilisation de son sort de feu, de ses connaissances alchimiques et de ses connaissances en mécanique.
c) Risque d'échec
L'alchimie est une discipline particulièrement aléatoire où les échecs sont fréquents et nombreux avant d'obtenir un résultat, c'est pourquoi il est toujours conseillé de commencer par des opérations sans risque, en évitant les sorts trops puissants et les matériaux instables dans un premier temps.
Les risques encourus par l'échec de la transmutation vont de la destruction de l'objet à l'explosion.
Dans bien des cas, les résultats ne seront pas exactement identiques aux intentions de l'alchimiste mais cela ne signifiera pas forcément un échec.
Kuja Yagami, Liam Hatchi, Elric, Yamaël |